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BPM : Un outil pour les entreprises

Le blog des processus

Le business comme objectif

Le monde dans lequel elles évoluent, exige des entreprises d’être préparées et attentives à l'évolution de leur environnement. De nombreux facteurs externes (technologiques, économiques, culturels, juridiques et politiques) impactent leur bon fonctionnement. Il existe certains facteurs qui sont plus ou moins contrôlables par l’entreprise tels que les produits, les prix, la publicité et les canaux de commercialisation. Mais il existe clairement des facteurs non contrôlables par l’entreprise tels que la demande, le comportement des consommateurs, la concurrence, le droit des sociétés, l'environnement politique et de la mode, etc. La survie des entreprises dépend en grande partie de son adaptation à ces derniers facteurs.

C'est ici qu’apparaît clairement l'importance du contrôle et du suivi, non seulement en tant que fonctions administratives pour évaluer et faire en sorte que les opérations réellement effectuées correspondent à ce qui a été prévu, mais également de façon à évaluer cette adaptation de l’entreprise à cet environnement changeant.

D’après Michael Porter, professeur à la Harvard Business School, "Les processus sont un élément clé de l'avantage concurrentiel ... L'essence de la stratégie consiste à réaliser les processus de façon différente à celle de nos concurrents."

Gestion de processus

Dans ce contexte d'amélioration des processus, surgit la discipline BPM (Business Process Management) conçue pour tenter de gérer au mieux les processus métier de l’entreprise. Cette discipline est composée de plusieurs couches.

* la BPG (Business Process Governance) destinée à définir et avec le temps redéfinir, la stratégie attendue, notamment par l'adaptation des produits et services de l’entreprise à son environnement. Une des composantes de la BPG est la simulation : que se passerait-il si ? (changement dans la demande, nouveaux produits, démarrage de l’export, etc.)

* la BPE (Business Process Execution) qui correspond à la mise en œuvre des processus conçus en accord avec la stratégie et avec la génération d'un modèle correspondant à cette stratégie.

La couche métier est concernée par la fourniture d’un modèle de processus indépendant de la technologie, éventuellement automatisée. Et la couche technologie est concernée par rendre ce modèle techniquement exécutable. Dans cette dernière couche, on trouve le BPMS (Business Process Management Suite), avec des composantes permettant :

• la modélisation : typiquement par le biais de la norme BPMN (Business Process Model & Notation). Plus d'informations dans cet article http://bit.ly/23qPpRU

• la mise en place d’IHM (Interfaces Homme-Machine).

• l’exécution des instances du modèle : typiquement par le biais du langage BPEL (Business Process Execution Language).

• la définition et l’exécution de règles métier au travers d’un BRMS (Business Rules Management System) et aujourd’hui en faisant appel à la notation DMN (Decision Model & Notation).

A cette architecture métier, on doit généralement ajouter l’invocation et l’orchestration de services applicatifs grâce à un ESB (Enterprise Service Bus), au travers de SOA (Service Oriented Architecture) et aujourd’hui de plus en plus d’API (Application Programming Interface). Plus d'informations dans cet article http://bit.ly/2dY0S85

Enfin on peut ajouter à cette architecture métier – BPM – et technologique – SOA et API -, un environnement d’analyse des processus avec 2 composantes : le BAM (Business Activity Monitoring) fournissant des tableaux de bord de suivi des processus, indispensables pour les décideurs et le PMC (Process Mining and Controlling) permettant de comparer le comportement des processus réels avec leur modèle.

On peut résumer ces composantes dans le schéma ci-dessous

Bruno van Dam - CTO BPMCYT